< comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie >

< comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie >
aucune satisfaction . nullement l'impression d'avoir pointé du doigt le probleme , au final .


je n'cherche en aucun cas l'approuvement général , ni la pensée juste . j'ai juste envie de vomir sur cette société tyrannique , sans pitié , intransigeante , au dessus de laquelle prône fièrement la loi du plus fort . comme des bêtes qui doivent défendre leur steak , nous sommes de véritables sauvages qui se battent et qui s'arrachent la réussite , la popularité , et tous ces petits qualificatifs qui pourraient nous rendre , ne serait ce qu'un peu plus désirables , qu'un peu plus sympathiques au yeux de " la foule " . mais c'est quoi ces critères superficiels , cette politique de l'apparence , du paraitre et non de l'etre . on finit comme de cons victimes d'un coup de gomme , des robots qui ont misérablement abandonné ce qu'il étaient , au point d ' oublier . au point de ne plus se voir que dans la peau du personnage qu'on joue . dès qu'on se retrouve un peu flattés , un peu récompensés par ce bon jeu d'acteur , alors on devient vaniteux et encore plus prétentieux qu'on ne voulait se le montrer auparavant . on monte sur ses grands chevaux histoire de montrer qui est le "plus" , mister perfection , pour écraser encore plus violemment les "perdants" . séduire , plaire pour acquérir tout ce qu'il y ' a de respectable , pour dominer , atteindre des sommets . entamer une ascension tellement vicieuse qu ' on perd tout ce qu'on avait au départ , mais tant pis , a chacun son heure de gloire , a chacun sa chance . nous ne sommes que des victimes influencées par la société dans laquelle nous trempons à longueur de journée . les yeux fixés sur des modèles piqués , sélectionnés avec soin parmi la population . poussés par je ne sais quelle envie de montrer , oui , mais quoi ? plus rien ne nous atteint , plus rien ne nous touche , le but est d'etre invincible à toute attaque potentielle , ne jamais baisser les bras et ne jamais tartiner trop longtemps sur de notre petit cas personnel , pour éviter d'etre jugé comme égocentrique , égoïste . mécanisés , sans aucun fonctionnement moral , sans aucune valeur , aucune humilité , on se montre comme on se croit , on se montre comme on voudrait etre . mais au final . ça ne nous correspond pas , non . parce qu'on a peur de se montrer tel qu'on est , parce qu'on a peur de connaitre l'échec , à découvert . on se laisse des alternatives , on compte sur la facilité . pour pouvoir fuir quand le besoin de présentera , fuir ailleurs encore où il sera possible de reconstruire une nouvelle image , une nouvelle personnalité stéréotypée , dictée minutieusement par le monde environnant .

# Posté le mercredi 11 juin 2008 16:27

Modifié le jeudi 12 juin 2008 13:16

< r u e d e s c a s c a d e s >

<  r u e d e s c a s c a d e s  >
advienne que pourra .

avec le temps, tout s'évanouit .
avec le temps va, tout s'en va, mêm' les plus chouet' souv'nirs . .
l'autre qu'on adorait,
l'autre en qui l'on croyait,
on oublie les passions , et l'on oublie les voix . .
et l'on se sent tout seul peut être,
et l'on se sent floué par les années perdues .

alors vraiment,
avec le temps, on aime plus .

# Posté le dimanche 18 mai 2008 16:37

Modifié le dimanche 25 mai 2008 14:56

il serait bon de se sentir exister ?

il serait bon de se sentir exister ?
.
.
.

sans suite .


____ c r e u x - b o s s e - c r e u x - b o s s e ;

_______ à vol d'oiseau,
___________il n'est plus question de relief




petite tortue construit.. encore et toujours.




l'horloge tourne, les jours défilent, les années passent, nos vies changent, on évolue, chacun
son destin mais surtout chacun sa chance ..

# Posté le dimanche 06 avril 2008 14:17

Modifié le lundi 21 avril 2008 06:45

c'est à croire que de nos jours, chacun se suffit à soi-même /

c'est à croire que de nos jours, chacun se suffit à soi-même /



je ne sais pas si vous l'avez remarqué, il suffit que le nom d'une personne qui paraissait devoir vous rester inconnue, ou tout au moins indifférente soit prononcé une fois devant vous, pour que des détails viennent peu à peu se grouper autour de ce nom, et pour que vous entendiez alors tous vos amis vous parler d'une chose dont ils ne vous avaient jamais entretenu auparavant. Vous découvrez alors que cette personne vous touchait presque, vous vous apercevez qu'elle a passé bien des fois dans votre vie sans être remarquée; vous trouvez dans les événements que l'on vous raconte une coïncidence, une affinité réelles avec certains événements de votre propre existence.



______La dame aux camélias, Alexandre Dumas fils





dérisoire.

# Posté le lundi 17 mars 2008 16:52

Modifié le dimanche 30 mars 2008 12:53